Économie

L’Iran est un pays en développement, son économie est fortement marquée par la prédominance du secteur pétrolier et gazier, mais bénéficie aussi de certains atouts agricoles et maritimes.

L’économie iranienne combine de fortes participations de l’État dans le pétrole et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation…), un système de planification quinquennale et une agriculture villageoise et des petits commerces. L’État complète son contrôle de l’économie par les subventions accordées sur les biens de première nécessité, l’essence et les services publics. La part de l’économie informelle est assez importante. L’Iran, avec un PIB de 990 milliards de dollars (PPA, 2011), se place au deuxième rang de la région (derrière la Turquie), et avec un PIB de 482 milliards de dollars (nominal, 2011), se place au troisième rang de la région (derrière la Turquie et l’Arabie saoudite). Les principaux revenus du pays sont tirés de la vente de pétrole et de gaz naturel.

Les différents secteurs d’activité : 

L’agriculture iranienne est relativement diversifiée grâce à la multiplicité des climats à l’intérieur d’un pays pouvant produire de nombreuses céréales, du riz, une grande variété de fruits, du coton, etc. Alors qu’un tiers du territoire iranien est arable, seul un dixième est exploité, et moins d’un tiers des terres cultivées profitent d’un système d’irrigation performant. La plupart des exploitations sont inférieures à dix hectares. L’engagement du gouvernement dans l’agriculture a toutefois permis, durant les années 1990, de se rapprocher de l’objectif d’autosuffisance alimentaire en agrandissant la surface irriguée et a réorienté certaines productions à l’exportation (dattes, fleurs, pistaches, etc.). Le pays doit cependant compter avec des aléas climatiques comme la sécheresse, susceptible d’amoindrir les récoltes, comme entre 1999 et 2001. L’Iran profite par ailleurs de la richesse de la mer, pêchant de nombreuses espèces de poisson et étant un important producteur de caviar.

Alors qu’elle ne contribue qu’au dixième de la production nationale, l’agriculture occupe 25% de la population employée, contre 31% à l’industrie et 45% aux services. Le produit national brut (PNB) par habitant est correct avec 12 800 dollars en ppa (contre 1 390 à l’Égypte).

 La part de l’industrie pétrolière dans l’économie nationale s’est nettement réduite depuis les années 1970, en partie en raison des dégradations ou des destructions subies par l’appareil productif au cours des guerres. Avec une production de 4 millions de barils par jour, soit la quatrième du monde, dont 2,6 millions sont exportés, elle reste toutefois largement prépondérante et assure près de la moitié des revenus de l’État. Elle profite actuellement de l’envolée du cours du pétrole et a permis au pays d’amasser d’importantes réserves de change, le manque de raffineries fait que le pays importe un tiers de son carburant.

Le reste de l’industrie connaît une croissance honnête d’environ 3% par an. Elle est dominée par quelques secteurs comme le textile, les industries minières, les matériaux de construction, l’automobile, l’artisanat, l’agroalimentaire et l’armement. Dans le cas du textile, la réputation des tapis persans tissés à la main en fait une des premières activités exportatrices du pays et contribue de façon substantielle aux revenus des familles rurales. Le secteur tertiaire représente environ 40% de la production nationale et occupe une part similaire de la population.

 Le gouvernement iranien cherche à se diversifier en investissant dans d’autres secteurs, dont la production d’automobiles, les industries aérospatiales, l’électronique de pointe, la pétrochimie et la technologie nucléaire. L’Iran espère attirer des investissements étrangers en créant des conditions d’investissement plus favorables (réduction des restrictions et taxes à l’importation, création de zones franches comme à Chabahar et sur l’île de Kish, etc.). L’Iran moderne a une classe moyenne solide et une économie en croissance mais est toujours pénalisée par l’inflation et le chômage. Le tourisme est en augmentation rapide depuis le début des années 2000, notamment grâce aux programmes d’investissement concernant les infrastructures et à l’obtention simplifiée de visas touristiques dans les aéroports internationaux depuis 2009. Les touristes sont majoritairement originaires des pays d’Asie limitrophes, mais les autorités se tournent vers l’accueil des touristes en provenance d’Inde et de Chine. Chez les Européens, ce sont les Allemands qui connaissent la croissance la plus forte.

L’avenir :

Puissance régionale, l’Iran entretient des contacts de pus en plus étroits avc l’Asie centrale et la Russie, épisodique avec l’Europe mais tendus avec les Etats-Unis qui lui imposent depuis 1996 un embargo économique. L’I ran détient plusieurs atouts, qui en font le pays le plus favorisé du Moyen-Orient. Riche, Industrialisé, modernisé, compte une population jeune et éduquée. Il possède d’immenses ressources naturelles (gaz, pétrole métaux) et de nombreuses possibilités de développements économiques (exportation, tourisme, accors internationaux). L’Iran entretient de bons rapports avec la pluparts de ses voisins, et il n’est pour le moment menacé par aucune division interne, ethnique ou religieuse. Le taux de criminalité est bas, malgré le développement inquiétant de la prostitution et de la toxicomanie.

Synthèse de L’Islam chiite, de la cuture iranienne, du nationalisme et de l’Occident, L’Iran a souvent inové: centre du premier empire universel (les Achéménides), d’une originalité rayonnante en art, pionnier de l’exportation de pétrole, novateur en politique (la Constitution de 1906, la Révolution islamique), l’Iran occupe une position à part dans le monde musulman grâce au chiisme, à son histoire et à son identité, l’avenir, quel qu’il soit, réservera certainemment des surprises.

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